Houmty

21 06 2007

Ne sachant plus si je dois garder encore espoir ou tomber dans le réflexe facile et anesthésiant de la résignation, je me contente en attendant des jours meilleurs de me soulager de ces idées noires qui n’arrêtent cependant pas de retentir sur mon humeur de tous les jours.
Et cela n’est pas près de s’améliorer tant que mon quartier restera dans cet état lamentable et détestable, à l’image oserai-je reconnaître, de tant d’autres « houmas » qui n’ont rien à lui envier hélas.
Je suis très altéré par l’insalubrité et le décor qui laisse plus d’un éprouver déception, rancoeur et dégoût. Les sachets et autres papiers volants nous narguent à longueur de journée et nous découragent par leur caractère constamment renouvelable. Les poubelles abandonnées aux chats qui ne s’en plaignent pas enrichissent ce décor nauséabond.
Il m’arrive souvent de me rendre malade à tenter de chercher les raisons d’une telle situation. Je me culpabilise parfois en me sentant une responsabilité ne serait-ce qu’en participant malgré moi à cette passivité ambiante comme si nous devions accepter notre sort comme une fatalité.
Mais il est quand même révoltant de constater que dans un quartier aussi proche du centre d’Alger (« la blanche »!!) faisant partie d’une de ses meilleurs communes et qui abrite un lycée dont la renommée n’est pas des moindres, des bidonvilles côtoient des maisons R+2 construites sur des terrains achetés à prix fort. Les deux catégories d’habitations se narguent et s’efforcent de coexister pacifiquement en se regardant fièrement du coin de l’oeil. Malgré la muraille de la honte qui serait sensée, croirait-on, cacher la misère et la saleté, il est regrettable de constater qu’en fait elle ne fait qu’accentuer l’étroitesse de la rue qui est ainsi dépourvue du moindre trottoir et qui prive de ce fait les pauvres lycéens de cet espace indispensable qui leurs aurait garanti un minimum de sécurité.
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il faut ajouter à ce triste constat l’absence manifeste des services de l’urbanisme qui n’ont pas empêché quelques constructions de déborder sur la ruelle pour en diminuer encore d’avance la largeur. A tel point qu’il est pratiquement impossible d’assurer une circulation à double sens. Ce qui n’est pas fait pour rassurer sur les conséquences éventuelles d’une catastrophe tant l’organisation de l’acheminement des secours serait un casse tête supplémentaire pour ne pas dire une mission impossible.
Mais qui est réellement responsable de cet état de fait? Oû sont les responsables de la commune qui sont les premiers concernés par la gestion de leurs quartiers. Doit on fatalement accepter de vivre au milieu de bidonvilles sans que l’état ne fasse rien pour embellir quelque peu cette capitale qui n’a de « blanc » que la couleur des nouveaux sachets qui ont remplacé les noirs depuis leur interdiction.
Alger la blanche n’est plus qu’un fantasme dans l’esprit des algérois qui ont abandonné leur destin entre les mains d’incompétents corrompus et irresponsables.
Qui se sent visé se mouche.
Quant à moi, pour l’instant je me contente d’en parler, pour me soulager quelque peu de ce mal qui me ronge à petit feu et qui me donne ce teint gris qui me vaut d’avoir à répondre chaque matin à la reflexion du genre « tu as mauvaise mine ce matin ».
Le malaise, la pollution visuelle et auditive, l’agression verbale et comportementale, avouez qu’il y a de quoi s’en faire une tête de mort.

Atelojoud.


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